
Taxes de maintien en vigueur (ou taxes de renouvellement) des brevets en France
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Le dépôt et l’obtention d’un brevet constituent une étape clé, mais ne représentent que le point de départ si vous souhaitez assurer une protection durable de vos inventions.
En France, dès la deuxième année suivant la date de dépôt, les brevets délivrés sont soumis au paiement de taxes annuelles de renouvellement. Ces taxes augmentent progressivement chaque année pendant toute la durée de vie du brevet.
Il est donc essentiel, au moment de protéger vos innovations, d’anticiper l’engagement financier que représente leur maintien en vigueur.
Si vous souhaitez conserver un brevet pendant toute sa durée maximale de 20 ans, le montant total des taxes de renouvellement à acquitter représente un investissement significatif. Les informations les plus récentes relatives aux taxes applicables sont disponibles auprès de l’INPI.
Le maintien en vigueur d’un brevet, également appelé renouvellement, consiste à acquitter des taxes périodiques obligatoires auprès de l’office national de propriété industrielle afin de conserver la protection en vigueur.
En France, ces taxes de renouvellement sont acquittées auprès de l’Institut national de la propriété industrielle (INPI), l’organisme public compétent en matière de propriété industrielle. Le paiement peut être effectué selon les modalités prévues par l’INPI, notamment en ligne.
Ces taxes sont progressives, ce qui signifie que leur montant augmente au fil des années. Ce mécanisme vise à éviter le maintien de brevets devenus obsolètes.
Le renouvellement d’un brevet vous permet de préserver votre exclusivité sur le marché, avec des bénéfices commerciaux significatifs.
Il garantit le maintien de vos droits exclusifs sur votre invention, empêchant des concurrents de la reproduire ou de commercialiser des solutions similaires. Cette exclusivité constitue un avantage concurrentiel déterminant et vous permet de renforcer votre position sur le marché.
À l’inverse, si un titulaire de brevet laisse expirer son brevet, il ouvre la voie à une utilisation ou à une amélioration libre de l’innovation par des tiers.
Le renouvellement présente également un intérêt économique. Un brevet en vigueur peut être concédé sous licence à d’autres entreprises, générant des sources de revenus régulières et potentiellement importantes.
Par ailleurs, le maintien de vos droits témoigne de votre engagement en matière d’innovation et de votre capacité à valoriser votre propriété intellectuelle, ce qui peut renforcer l’attractivité de votre entreprise auprès d’investisseurs.
En cas de contentieux ou de négociations, un portefeuille de brevets solide constitue un atout stratégique majeur : il offre une base juridique robuste en cas d’atteinte aux droits et renforce votre position lors de discussions commerciales.
L’obligation de maintenir un brevet en vigueur ne s’applique pas immédiatement après son dépôt.
En France, les taxes de renouvellement deviennent dues à compter de la deuxième année suivant la date de dépôt, puis doivent être acquittées chaque année, pendant une durée maximale de 20 ans. Le paiement peut être effectué dans le délai prévu avant l’échéance, ainsi que dans un certain délai après celle-ci, sans pénalité, selon les règles applicables de l’INPI.
Les montants des taxes de renouvellement augmentent progressivement avec l’âge du brevet. Une fois le paiement effectué, la protection est maintenue pour la période correspondante.
En cas de non-paiement dans les délais impartis, un délai de grâce est prévu. Le paiement reste possible pendant cette période, mais avec l’application de surtaxes.
À défaut de régularisation dans ce délai supplémentaire, le brevet cesse de produire ses effets et tombe dans le domaine public.
| Year | Fee due |
5 | £90 |
6 | £120 |
7 | £150 |
8 | £170 |
9 | £200 |
10 | £230 |
11 | £250 |
12 | £290 |
13 | £340 |
14 | £400 |
15 | £480 |
16 | £560 |
17 | £620 |
18 | £690 |
19 | £760 |
20 | £810 |
Cela signifie que, si vous maintenez votre brevet en vigueur pendant toute sa durée maximale de 20 ans, le montant total des taxes de renouvellement représente un investissement significatif, sous réserve que tous les paiements soient effectués dans les délais et hors pénalités de retard.
Les montants applicables sont susceptibles d’évoluer ; il convient donc de se référer aux informations les plus récentes publiées par l’INPI concernant les taxes de renouvellement.
Pour les titulaires gérant un portefeuille de brevets important, le recours à un Conseil en brevets peut s’avérer judicieux afin d’assurer une gestion efficace et sereine des renouvellements. Celui-ci pourra également vous accompagner dans vos choix stratégiques, notamment pour évaluer la pertinence économique du maintien en vigueur de certains titres.
En règle générale, la durée maximale de protection d’une invention est de 20 ans. À l’issue de cette période, l’invention tombe dans le domaine public : elle peut alors être librement exploitée, utilisée ou commercialisée par tout tiers.
Pour maintenir leur avantage concurrentiel, certains titulaires adoptent une stratégie dite d’« evergreening ». Celle-ci consiste à déposer de nouveaux brevets portant sur des améliorations ou de nouvelles applications de l’invention initiale.
Dans certains cas spécifiques, une prolongation de la protection peut être envisagée. En Europe, cela prend notamment la forme d’un certificat complémentaire de protection (CCP), applicable à certaines inventions, en particulier dans le domaine des produits pharmaceutiques ou des produits phytopharmaceutiques, permettant d’étendre la durée de protection sous certaines conditions.
En pratique, les notions de « renouvellement » et de « maintien en vigueur » d’un brevet sont souvent utilisées indifféremment. Elles désignent toutes deux le paiement de taxes périodiques permettant de conserver la protection d’un brevet. Toutefois, leur portée peut varier selon les juridictions.
Par exemple, auprès de l’Office européen des brevets (OEB), les taxes de renouvellement sont acquittées annuellement pour maintenir une demande de brevet en instance. En revanche, aux États Unis, le terme « maintenance » est spécifiquement utilisé pour désigner les taxes payées afin de maintenir en vigueur un brevet délivré.
Le renouvellement d’un brevet peut, à première vue, sembler relever d’une simple formalité administrative. Toutefois, dès lors que vous gérez plusieurs titres, l’intervention d’un Conseil en brevets prend tout son sens pour assurer une gestion coordonnée et efficace de votre portefeuille.
Cela est d’autant plus essentiel si vous développez une présence internationale : les règles applicables à la délivrance, au maintien en vigueur et aux renouvellements varient selon les juridictions. À titre d’exemple, aux États Unis, les taxes de maintien ne sont pas annuelles, mais dues à intervalles spécifiques après la délivrance.
Un Conseil en brevets apporte une valeur bien au-delà du simple suivi des échéances ou de la gestion des délais. Il veille à l’alignement de votre stratégie de propriété intellectuelle avec vos objectifs commerciaux. Il vous accompagne notamment pour déterminer si le maintien d’un brevet reste pertinent au regard de ses coûts, et pour identifier les opportunités d’optimisation de votre portefeuille en fonction des évolutions du marché.
Notre équipe de Conseils en brevets et de spécialistes des renouvellements de propriété intellectuelle, reconnue et primée, vous propose des solutions et des stratégies de premier plan.
Grâce à une expertise sectorielle pointue, un réseau international et une présence dans de nombreuses juridictions, nous vous accompagnons pour protéger vos innovations de manière stratégique et maîtriser vos coûts, en France comme à l’international.
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